Douvaine, Porte du Léman

Flyer à votre disposition à l'Office de Tourisme

ça s'est passé le 19 juillet 1944

Il faisait beau : les gens étaient aux champs - on faisait les foins - ou dans les vignes de Léon Mercier, du marquis Trédicini de St Séverin.

En début d'après-midi, un camion allemand est attaqué par une rafale de fusil mitrailleur au niveau de la Fouly, près de la ferme Barras, sur la nationale 203. Les Allemands subissent la perte de deux soldats. La fusillade terminée, une vingtaine de Francs Tireurs Partisans (FTP), appartenant au maquis des Voirons, sortent des buissons et disparaissent dans les vignes du Crépy. Quelques jours auparavant, ils avaient dévalisé un dépôt d'armes.

Les Allemands remontent sur Annemasse et reviennent, un peu plus tard, avec quatre otages pris la veille à Evian, sur dénonciation, et détenus à l'hôtel Pax. Ils les alignent près des buissons, vers le monument actuel, et les exécutent, en représailles. Puis ils repartent en direction d'Annemasse, laissant les morts sur le sol.

Après les constatations d'usage, les corps sont recueillis par les pompiers et ensuite remis à leurs familles à Evian.

Ainsi sont " Morts pour la France " le 19 juillet 1944, sur le territoire de la commune de Douvaine : Mario Bonopera, maçon, Ernest-Louis Gaillard, boulanger, Raymond et Yves Roussay coiffeurs.



ça s'est passé le 21 mai 1944

C'était un beau dimanche ensoleillé, c'était la Fête des Mères.
                Tout était calme. Et pourtant, tôt le matin, des bruits de bottes se font entendre : les soldats allemands sont dans la rue principale. Ils se rendent à la mairie, font quérir M. Le Maire pour se faire ouvrir les portes de la mairie, sous le prétexte de " contrôle d'identité ". Mais le maire n'a pas les clefs. Il envoie son fils, à vélo, les chercher chez le secrétaire de mairie. Et tous les hommes sont convoqués pour " contrôle d'identité ". Contrôle, oui. N'empêche que plusieurs sont emmenés, … certains ne reviendront pas.
                Pendant ce temps, à Ballaison, on trouve des tracts dans les sacoches d'un vélo. Et, à la sortie de la messe, on groupe tous les hommes dans l'église et l'on menace de faire brûler le bâtiment. Pour finir, ils seront relâchés. Mais avant de partir, la troupe allemande a mis une bombe dans le four du boulanger. Le four saute, la maison s'embrase et le feu gagne les bâtiments voisins (grange, cave).
                Venus en cars de la SAT réquisitionnés en 1944, tout le matériel était sur le front - de Féternes à Douvaine, les soldats allemands ont ratissé le Chablais tout entier : perquisitions, arrestations, déportations.

                C'était la " grande rafle de mai 1944 ". Il faisait beau, c'était la Fête des Mères …



ça s'est passé le 21 novembre 1943

Il s'appelait Camille T. C'était un dimanche, il allait à la grand'messe de 10h, il était en retard. Il arrivait presque au carrefour de la pharmacie, quand deux hommes à vélo, qui le suivaient, l'interpellent : " C'est toi, Camille ? ". Il se retourne. Deux balles sifflent. Une traverse la vitrine de l'horloger Straub, heureusement absent, l'autre atteint mortellement Camille. Il est 10h15.
A la fin de la messe, le curé, M. l'abbé Rosay, apprend la nouvelle à sa mère, une grande dame austère.
Camille reste près de deux heures, étendu sur la RN 5, en face de l'hôtel de La Couronne. Personne n'ose l'approcher : on a réquisitionné la jument de L. pour le ramener, recouvert de la couverture de " Nénette ", au greffe du tribunal (derrière l'Office de Tourisme actuel). Le docteur Ramain constate le décès. Camille avait sur lui une liste de dénonciations destinée aux Allemands.

C'était un gars solitaire, parlant tout seul. Il avait coutume de se promener la nuit et d'écouter aux portes la radio de ceux qui captaient Londres. Il parlait couramment l'allemand et servait d'interprète aux Allemands, douaniers à Tougues.
A l'enterrement, il n'y avait personne de Douvaine. Seuls des Allemands entouraient le cercueil.



Douvaine...d'hier à aujourd'hui...

Chef-lieu de canton de Haute-Savoie, situé à la frontière franco-suisse, à mi-chemin entre Genève et Thonon les Bains. C'est un des points de passages obligés sur la route des sports d'hiver, ou des visites des rives du Léman.
Altitude : 428m - Habitants : 4'494 (2006) 

Située dans la plaine de Bas-Chablais, entre le lac Léman et les montagnes des pré-Alpes, elle jouie d'une situation privilégiée.
En effet elle se trouve à la fois, proche des stations estivales (env. 6Kms) Chens/Léman, Messery, Nernier, Yvoire, Excenevex, Sciez, Anthy.

et non loin des stations de ski (env. 30Kms) Avoriaz, Morzine , les Gets, Châtel ...

mais également des centres urbains de la région Thonon les Bains, Evian les Bains, Annemasse et Genève (Suisse)


La tête de loup, symbole de la paroisse (Saint-Loup), la grappe de raisin représente le vin "Crépy" de la commune, la gerbe de blé, symbole de cette culture dans le Bas-Chablais et l'eau dans le V, au pied de la tête de loup, rappelle sa présence sur tout le territoire communal.

Douvaine, en patois Dovin-ne, lou Dovin-ni, est à la fois village, bourg et ville de carrefour. Située entre Thonon-les-Bains et Genève, c'est la petite capitale du Bas-Chablais.

Bourgade de plaisance burgonde, notre ville est à proximité des grands centres touristiques et du lac Léman.
Plusieurs demeures anciennes sont à voir : le Manoir Chapuis (1799), bel exemple de l'architecture bourgeoise sarde. Les maisons anciennes dans le quartier de l'église, la maison forte de Chilly et le Château de Troches valent également le détour.

A visiter également, l'Eglise, avec son clocher roman fortifié du XIIe siècle, son Ex-Voto (enchâssé dans la muraille Ouest de l'église) à Jupiter et Mars, ses vitraux modernes de Januaris di Decarli, ainsi que des peintures de l'école allemande du XVIIe siècle. Dans la nef, une plaque à la mémoire de l'Abbé Jean Rosay, curé de Douvaine, mort en déportation à Bergen-Belsen le 2 avril 1945. Ce dernier est mort pour avoir hébergé, conforté et convoyé vers la Suisse des centaines de Juifs.

Ces différentes architectures ne doivent pas faire oublier que Douvaine, malgré sa vocation résidentielle qui s'affirme de jour en jour, malgré ses fonctions de chef-lieu de canton, (collège, gendarmerie, complexe médical, poste, etc...) mais aussi commerciales autour de son carrefour, conserve un important secteur agricole avec son marché le dimanche et ses différentes exploitations (400 hectares labourés pour les céréales).




Plan de Douvaine

Plan de ville


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